Jour 1; Costa Rica et sa capitale San José

Je suis arrivé à San José au Costa hier (14 mars 2022) vers 11h30 à bord du TS 159 en classe club, sans même avoir demandé un surclassement ! La chaleur s’est fait sentir dès la sortie de l’avion. Les choses ont mal commencé ; l’attente en ligne pour l’immigration a été d’un peu plus qu’une heure, j’ai perdu du temps à chercher mon sac de voyage à la mauvaise place et comble de malheur, la navette que j’espérais ne s’est pas présentée suite à un problème de communication avec l’hôtel Milán. Heureusement, j’ai trouvé un taxi qui a fixé ma boîte de vélo sur son toit avec des courroies ( ce qui m’a tout même fait suer), mais tout est bien qui fini bien et je suis arrivé à l’hôtel vers 13h30, trop tôt pour le checkin de 15h00 ! Par chance, on a quand même accepter de garder mes bagages et j’ai pu me sustenter à souhait au chic resto Pio Rikos, une rôtisserie de poulet, beau, bon et surtout, pas cher du tout. Après avoir déambulé dans le centre-ville sans trouver quoi que ce soit, j’ai rejoint ma chambre pour faire une sieste et je n’ai ressorti que le lendemain.

Costa Rica est dans un fuseau horaire avec une heure de moins que Montréal et il n’avance pas l’heure. Conséquemment, puisque nous avons avancé l’heure à Montréal, il est 8h00 du matin à Montréal quand il est 6h00 au Costa Rica. Ce n’est donc pas surprenant qu’à 6h00 je n’avais plus envie de dormir. J’en ai profité pour monter mon vélo et prendre le petit déjeuner inclus avec ma chambre ( déjeuner assez bien, œuf brouillé, bananes plantain frites, riz frits aux fèves noirs et jus de fruit nature ). J’ai choisi, suivant les conseils de mon chauffeur de taxi de la veille, de visiter le Parque La Sabana apparemment très populaire en été, mais un peu plus moins au printemps, infiniment plus vert que n’importe quel parc de Montréal, mais avec peu de fleur et un lac vidé de son eau !

Mon objectif par la suite était de me rendre à Cartago, l’ancienne capitale. Au début, ça s’est bien passé et je me suis rendu compte avec plaisir que je suivais un chemin très fréquenté pas les cyclistes, la route 251 qui se rend jusqu’à Tres Rios, une région réputée pour son café de qualité. Pour me rendre à Cartago je devais prendre la Calle Central rejoindre la route 202, mais je l’ai dépassé et j’ai pris un raccourci par la Calle Los Marraqueta. Quelle mauvaise idée, car cette dernière était un petit chemin de campagne de terre avec des pentes abruptes. Au final, ça n’a pas changé grand-chose parce que par la suite, je rejoignais quand même la Calle Martinez avec des côtes encore plus aiguës, beaucoup trop pour une première sortie, même avec peu de bagages. Après avoir souvent poussé mon vélo et rejoint le point le plus élevé de mon périple, j’ai rebroussé chemin tout près d’un petit bled appelé Molina, à 10 kilomètres de mon objectif. Après avoir fait un arrêt pour manger une pizza de Papa John (à éviter…), à environ 15 km de San José, je me suis rendu compte que je n’avais plus mon sac à dos. Croyant l’avoir oublié à la pizzeria, j’ai fait demi-tour, mais il n’était pas là. J’avais arrêté encore plus tôt près d’une traverse de chemin de fer avec des graffitis intéressants et un arbre centenaire. J’ai donc continué à rebrousser mon chemin sans vraiment y croire. Il ne faut jamais cesser d’espérer, la gentillesse des Costa Ricains s’est manifestée, car rendu sur place, j’ai été interpellé par deux hommes assis sur leur balcon qui me demandait si j’avais oublié un sac plus tôt. Leur voisin avait pris le sac et l’avait amené chez lui en toute sécurité. Ça m’a fait un 12 kilomètres supplémentaires inattendus, mais j’étais tout de même heureux. Demain, je joue au touriste sans vélo parce que ma petite balade m’a rentré dans le corps, 52 kilomètres avec 618 mètres d’ascension. Jeudi 17 mars, je dois faire plus de 70 kilomètres pour me rendre à Rio Cuatro.

Voici mon trajet avec Strava suivi des photos prises lors de ma petite escapade :

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